DANS LA PURETÉ DU SACRILÈGE

Que l’aube se couche
et se lève la nuit,

que les jours s’accumulent,

non pas dans l’incertitude,
mais dans la pureté du sacrilège.

Que caia o amanhecer,
o raiar do entardecer,

que os dias acumulem-se,

não nã incerteza,
mas na pureza do sacrilégio


Carlos Cardoso, né à Rio de Janeiro en 1973, est l’auteur de trois recueils de poésie salués par la critique ainsi que par ses pairs et ses aînés, qui n’hésitent pas à le comparer à Fernando Pessoa. Ses textes sont traduits en anglais, en espagnol et prochainement en bulgare par Rumen Stoyanov, éminent traducteur ayant introduit dans son pays nombre de classiques de la poésie brésilienne. La production littéraire de Carlos Cardoso est marquée par une écriture singulière et une diction propre qui rend son œuvre unique, comme l’a noté Manuel da Costa Pinto, l’un des plus notables critiques littéraires du pays. Il est considéré comme la figure de proue des écrivains de sa génération, qui composent le nouveau paysage poétique au Brésil.